Bugatti Centodieci - 2019 - top - front side-face / profil avant

Bugatti Centodieci : automobile hypersportive hommage compleanno 110° [8.0L W16 1600 ch.]

15/09/2019 - Ewen LJ Team Principal DESIGNMOTEUR - Auto - , ,

L’automobile Centodieci, du nombre 110 en italien, célèbre les 110 ans d’existence de la marque « Automobiles Ettore Bugatti » créé en 1909 par Etorre Bugatti, à Molsheim, et rend hommage à la « Bugatti Automobili » EB110 Super Sport, produit dans les années 90, pour relancer la marque… à l’époque, basé à l’usine de Campogalliano, et qui célébrait ainsi les 110 ans de la naissance d’Ettore Bugatti, né un 15 septembre de 1881. En 2019, la Bugatti Centodieci est basé sur la plate-forme technique de la récente Bugatti Chiron de la marque Bugatti Automobiles, à Molsheim, créé en 1998, au sein de ,VW Group’, équipé du bloc moteur 8.0L type W16 quadriturbo délivrant 1600 ch. Présentation.

Bugatti heritage

Bugatti Automobiles heritage - 2019 - Château Bugatti Molsheim
Bugatti Automobiles heritage – 2019 – Château Bugatti Molsheim

Ettore Bugatti naît le 15 septembre 1881 au château des Sforza (Castello Sforzesco) à Milan en Italie dans une famille d’artistes italiens. Après des études classiques, Ettore fréquente l’Académie des Beaux-Arts Brera de Milan où il étudie la sculpture avec son frère Rembrandt Bugatti. En 1895, alors qu’il est âgé de 14 ans, on lui offre un tricycle à moteur qu’il modifie. Il se découvre une passion pour la mécanique.

Ettore Bugatti inscrit à l’Académie Brera, teste un tricycle Prinetti & Stucchi avec moteur De Dion-Bouton, montrant immédiatement une forte intuition pour la mécanique.

Ettore Bugatti à Prinetti & Stucchi

En 1898, il quitte l’Ecole des Beaux-Arts pour entrer comme simple apprenti dans la célèbre usine milanaise : chez Prinetti & Stucchi.  Ettore Bugatti participe à divers concours où il peut tester les modifications techniques et mécaniques qu’il apporte aux tricycles à moteur.

Au cours de cette période, il remporte plusieurs victoires et acquiert une bonne réputation dans le monde de la course automobile.

Grâce à un fort esprit d’observation, à sa capacité de dessin et à son expérience dans le domaine mécanique, Ettore construit en 1898 la Tipo Uno : c’est la première voiture à monter les pneus d’une autre entreprise milanaise, Pirelli & C.fondé en janvier 1872 par Giovanni Battista Pirelli.

Bugatti Tipo 1

La Bugatti Tipo 1 se caractérisait par deux moteurs monocylindres couplés, chacun d’eux pouvant fournir une puissance maximale de 4 ch. Avec cette voiture, Ettore Bugatti participa lui-même en 1899 à une course automobile, la Brescia-Verona-Brescia, et la remporte.

Ettore Bugatti travailla dur et, financé par les Comtes (Conti) Gulinelli di Ferrara, entre 1900 et 1901, dessina la Bugatti Tipo 2, qu’il présenta au Salon de Milan (all’esposizione automobilistica di Milano), où il gagna le premier prix. C’est à cette occasion que le baron Eugène De Dietrich le remarque en l’invitant à travailler dans son usine de Niederbronn, en Alsace, qui deviendra un temps le fief d’Ettore Bugatti.

On lui propose son premier contrat, mais comme il est mineur, il ne peut pas le signer : l’accord est signé par son père Carlo.

Dietrich-Bugatti

Ettore Bugatti de 1902 à 1904, conçoit les Bugatti Tipo 3 et Tipo 4 sous la marque Dietrich-Bugatti. C’est à cette époque qu’il s’est fait connaître pour la fiabilité et la haute performance de ses moteurs.

Peu de temps après la conception du Tipo 5 De Dietrich a renoncé à investir dans le monde de l’automobile et Ettore Bugatti s’est retrouvé libre de commencer une nouvelle expérience : financé par Emile Mathis, un jeune entrepreneur de Strasbourg, et à partir du prototype du Tipo 5, Ettore Bugatti a conçu une grande voiture, dont la construction a été confiée à la Société Alsacienne des constructions mécaniques du Graffenstaden. C’est ainsi qu’est né le Type 6 et, peu après, le Tipo 7.

Après sa collaboration avec Emile Mathis, Ettore Bugatti, financé par la Darmstadt Bank, conçoit et construit une autre grande voiture, la Tipo 8, qu’il propose à Deutz à Cologne. La société allemande acquiert les droits du projet et engage Ettore Bugatti comme ingénieur en chef ; en 1908, elle produit également la Tipo 9.

Tipo 10 by Bugatti

Mais le temps est venu pour la voiture qui marquera toujours le style Bugatti : la Tipo 10 est conçue et construite par Ettore Bugatti, qui l’assemble dans le garage de sa maison à Cologne.

Contrairement aux voitures de l’époque, la Tipo 10 est une voiture légère, avec poids de 300 kg et équipé d’un moteur 4 cylindres de 1206 cm³ capable de délivrer 12 ch. à 2100 tr/min.

Ettore Bugatti - 1907 - Bugatti Tipo 10 - Usine Bugatti Molsheim - 1909 - photo Musée Bugatti-Molsheim - via wikimedia  Arnaud25
Ettore Bugatti – 1907 – Bugatti Tipo 10 – Usine Bugatti Molsheim – 1909 – photo Musée Bugatti-Molsheim – via wikimedia Arnaud25

Le principe est révolutionnaire : le poids est l’ennemi de la vitesse. Ettore Bugatti baptisa sa créature d’un nom « Puro Sangue ».

Automobiles Ettore Bugatti

C’est le 15 décembre 1909 qu’Ettore Bugatti interrompt ses relations avec la firme Deutz Gasmotoren-Fabrik de Cologne et retourne en Alsace, à Molsheim, où il fonde sa propre entreprise dénommée Automobiles Ettore Bugatti

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The birthplace : Molsheim chateau St. Jean.

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Le « Patron », comme on l’appellera désormais, est à la fois conservateur et innovateur technique de l’entreprise : conservateur parce que beaucoup de ses modèles conservent inchangées de nombreuses solutions techniques au fil des ans, comme le Type 13, ou le moteur de 3.3L qui équipe un grand nombre de modèles dans les années 1930. Innovateur pour d’autres solutions techniques peu ou pas utilisées à l’époque, comme la distribution multi-soupapes, qui d’une part donne plus de notoriété à Bugatti, et d’autre part s’impose à tous comme une alternative à la distribution classique deux soupapes par cylindre.

Bugatti le motoriste

Un moteur à soupapes multiples comporte généralement trois, quatre ou cinq soupapes par cylindre pour obtenir un rendement amélioré. Tout moteur à combustion interne à quatre temps a besoin d’au moins deux soupapes par cylindre : une pour l’admission d’air et souvent de carburant, et une autre pour l’échappement des gaz de combustion.

L’ajout d’un plus grand nombre de soupapes augmente la surface des soupapes et améliore le débit des gaz d’admission et d’échappement, améliorant ainsi la combustion, l’efficacité volumétrique et la puissance de sortie.

La géométrie à soupapes multiples permet à la bougie d’être idéalement placée dans la chambre de combustion pour une propagation optimale de la flamme. Les moteurs à soupapes multiples ont tendance à avoir des soupapes plus petites qui ont une masse en va-et-vient plus faible, ce qui peut réduire l’usure de chaque piston et permettre plus de puissance à un régime plus élevé sans risque.

Dès 1914, Bugatti avait déjà développé un moteur 1,5 litre, type à soupapes en tête (OverHead Valve), quatre cylindres, à quatre soupapes par cylindre, mais ne l’utilisa qu’après.

Lors du « Voiturettes Grand Prix » du Mans 1920, le pilote Ernest Friderich a terminé premier d’une Bugatti Type 13 avec le moteur 16 soupapes, à 91,96 km/h en moyenne. En 1921, Bugatti Automobiles remporta les quatre premières places à Brescia, avec encore plus de succès.

Bugatti Brescia

En l’honneur de cette victoire mémorable, toutes les Bugatti à 16 soupapes ont été baptisées Brescia. De 1920 à 1926, environ 2000 véhicules ont été construits.

Mais Ettore Bugatti est et reste un artiste : ses voitures sont des créations, des pièces uniques au design raffiné et aux performances de haut niveau. La Type 35 est surtout la reine des courses des années 1920 : elle triomphe dans le premier Grand Prix de Monaco et, avec deux mille victoires, elle marque un record inégalé dans l’histoire du sport automobile, qui amène le constructeur français à la postérité.

En 1926, Ettore Bugatti et son fils Jean Bugatti dominent la compétition automobile de façon écrasante, avec leur Bugatti Type 35.

En production, il y a les Bugatti Type 37 et Bugatti Type 40, ainsi qu’un projet « Royale », pour dominer le monde de la voiture de luxe.

Dans la seconde moitié des années 1920, Ettore Bugatti travaille sur une voiture de luxe majestueuse, dont l’objectif est de surpasser les déjà très prestigieuses Rolls-Royce et Maybach.

Tipo 41 Bugatti Royale

Le résultat est la Tipo 41 Bugatti Royale, (aussi appelée Bugatti Gold pour les nombreuses pièces en or du prototype) l’une des voitures les plus grandes et les plus luxueuses jamais construites. Seulement 3 des 6 voitures produites ont été vendues.

Jean Bugatti  - 1930 - Bugatti Tipo 41 Royale roadster - Usine Bugatti Molsheim - photo Musée Bugatti-Molsheim - via wikimedia  Arnaud25
Jean Bugatti – 1930 – Bugatti Tipo 41 Royale roadster – Usine Bugatti Molsheim – photo Musée Bugatti-Molsheim – via wikimedia Arnaud25

La plus connue étant une Bugatti Royale dite « Coupé Esders »., propriété d’Armand Esders, un industriel français de vêtements de prêt-à-porte, mécène des sports nautiques, automobiles et aéronautiques. Ce roadster de 1932, au numéro de châssis 41.111, est carrossé par Jean Bugatti avec deux tons de vert. Ne devant pas rouler la nuit, la voiture ne comporte pas de phares fixes (son chauffeur demande qu’ils soient rangés dans un coffre). Considérée par certains comme l’une des plus belles carrosseries de Jean Bugatti, elle est la reproduction agrandie et légèrement modifiée de la carrosserie usine du roadster Bugatti Type 55 sur dessin de Jean Bugatti.

Bugatti Royale Esders roadster - Cité de l'automobile - Musée national - Collection Schlumpf - via wikimedia questa ta
Bugatti Royale Esders roadster – Cité de l’automobile – Musée national – Collection Schlumpf – via wikimedia questa ta

Mais les énormes moteurs ont été utilisés pour construire l’Autorail, le premier train à grande vitesse, précurseur du TGV. Aussi célèbre est le 100P, l’avion conçu par Ettore Bugatti pour dépasser les 800 km/h, avec un moteur de 450 ch., un aérodynamisme de pointe et des solutions technologiques avancées pour l’époque.

La Type 41 était une énorme voiture, capable de faire pâlir les voitures les plus prestigieuses de l’époque, y compris les Rolls-Royce. Ce « croiseur routier » pesait plus de 2500 kg avec un empattement de 4,318 m et était équipé d’un moteur dérivé d’un avion huit cylindres d’une cylindrée de 12L.

Cependant, au début des années 1940, la production de l’usine Bugatti a été arrêtée et Bugatti Automobiles a cessé d’exister dans les années 1950.

En 1963, Bugatti est vendue à la société Hispano-Suiza qui la renomme de la fusion de Messier Automobiles, et devient, en 1977, l’ensemble Messier-Hispano-Bugatti. Cette société est aujourd’hui intégrée au Groupe Safran et est toujours active et produit des composants aéronautiques dans les usines de Molsheim.

Le site Bugatti Automobiles de Molsheim est reconverti pour accueillir des ateliers aéronautiques.

Bugatti Automobili

En 1987, l’entrepreneur italien Romano Artioli souhaite relancer la marque et fait l’acquisition des droits liés au nom Bugatti.

En Italie, Artioli établit alors la société « Bugatti Automobili » (Società per azioni) et fait bâtir une usine par l’architecte Giampaolo Benedini à Campogalliano, près de Modène, ville où sont déjà fabriquées d’autres automobiles d’exceptions telles que Ferrari et Lamborghini.

Romano Artioli, ouvre les portes de l’usine, sur le site de Campogalliano, en Émilie-Romagne le 15 septembre 1990, jour du 109e anniversaire d’Ettore Bugatti.

EB110

À partir de 1989, les plans de la Bugatti censé symboliser la renaissance de la marque sont présentés par Paolo Stanzani, mechanical engineer & Automotive designer, auteur des Lamborghini Miura et Countach.

Le résultat, un coupé à moteur V12 central arrière développant 550 ch, est présenté le 15 septembre 1991, jour du 110ème anniversaire de la naissance d’Ettore Bugatti, d’où son nom EB110.

il 110° anniversario della nascita di Ettore Bugatti: EB110

Une version « de base », d’une puissance de 560 ch à 8000 tr/min, animé par un moteur V12 à 60° et à quatre turbos d’une cylindrée de 3,5L, et devient à l’époque, l’une des voitures les plus performantes au monde.

https://www.instagram.com/p/Bs04g9KHshz/

EB110 Super Sport

Un modèle plus puissant et plus léger, est produit en 1992, avec une puissance de 603 ch. à 8250 tr/min, dénommée EB110 SS (pour « Super Sport »), cette voiture est capable d’atteindre une vitesse de pointe de 355 km/h sur circuit et claque le 0 à 100 km/h en 3,26 secondes.

https://www.instagram.com/p/Bs04tAXHxB9/

Artioli présente au public la supersportive EB110 le jour du 110e anniversaire d’Ettore Bugatti. D’où le nom du véhicule : EB pour les initiales d’Ettore Bugatti et 110 pour son 110e anniversaire.

Les nouveaux modèles respectent la tradition de Bugatti : en 1995, c’est la première voiture de série à disposer d’un châssis en fibre de carbone, fabriqué par la société française Aérospatiale sur un projet de Paolo Stanzani et Marcello Gandini.

En 1991, avec l’EB110, Bugatti réussit à créer une supersportive de tous les superlatifs.  Un développement et une création que l’on doit à Romano Artioli, un grand passionné de Bugatti.

L’EB110 entre dans un nouveau monde et marque son époque ; la voiture est en avance de plusieurs décennies sur ses concurrents.

Le supervéhicule n’a pas de prédécesseur, elle est créée à partir d’une feuille blanche. Tout est nouveau, par exemple le moteur V12 de 3,5 litres et ses quatre turbos. Cinq soupapes assurent la circulation rapide du carburant pour chacun des cylindres.

Et pour la première fois, une supersportive est équipée de quatre roues motrices, lesquelles sont capables de délivrer une puissance de 560 à 611 ch sur route en permanence.

L’EB110 passe de 0 à 100 km/h en 3,3 secondes seulement et sa vitesse de pointe est de 351 km/h, un record mondial pour une voiture de série – aujourd’hui encore, seuls de très rares véhicules atteignent une telle gamme de vitesse. Jusqu’en 1995, la supersportive est produite à la main à l’usine italienne de Campogalliano.

La Bugatti EB 110 est disponible en deux modèles :

  • Bugatti EB 110 SS (pour « Super Sport »)
  • Bugatti EB 110 GT (pour « Gran Turismo »)

31 exemplaires de l’EB 110 SS ont été produits et 95 de sa version GT, auxquels s’ajoutent 13 prototypes, ce qui amène à un total de 139 exemplaires. Fondamentalement, tous les modèles EB 110 sont équipées de quatre roues motrices.

Mais l’entreprise Bugatti Automobili fait faillite et les difficultés financières obligent Artioli à vendre l’usine.

En effet, malgré ses performances et ses qualités dynamiques, l’automobile EB 110 fut un échec commercial. En 1995, Bugatti Automobili SpA fait faillite. La production automobile est arrêtée.

Lors de la vente aux enchères, le constructeur allemand Dauer Racing remporte la totalité du stock de pièces détachées de l’entreprise Bugatti Automobili et cinq châssis complets, afin de reprendre la production de l’EB 110 et de produire cinq voitures sous le nom de Dauer EB 110…

Bugatti Automobiles

Bugatti Automobiles - top view - heritage - 2019 - Château Bugatti
Bugatti Automobiles – top view – heritage – 2019 – Château Bugatti Molsheim

En mai 1998, le groupe Volkswagen acquiert les droits de la marque Bugatti. La même année, elle présente le prototype EB118 au Mondial de l’Automobile 1998, à Paris.

Sous la direction de Ferdinand Piëch (fondateur du groupe Volkswagen, et de Porsche) rachète Bugatti, Bentley, et Lamborghini en quelques mois, et ressuscite la marque d’élite Bugatti Automobiles sur le site historique de Molsheim, avec la production de « voitures les plus rapides, les plus chères, et les plus sélectes au monde »

En 1998, le groupe ,Volkswagen Aktiengesellschaft’ (VW Group) présente la Bugatti EB 118 au Mondial de Paris.

Le véhicule EB118 est un concept car coupé quatre places. Résultat de la collaboration entre Giorgetto Giugiaro et Volkswagen AG, elle mesure 5,05 mètres de long et plus de deux mètres de large. Elle hérite du moteur 18 cylindres en W, le premier de l’histoire de l’automobile.

Des moteurs W18 furent ainsi utilisés sur les automobiles Bugatti EB118, Bugatti EB218, Bugatti 18/3 Chiron et le concept-car Bugatti EB 18.4 Veyron à la fin des années 1990. Ce moteur possédaient trois bancs de six cylindres positionnés à 60° entre deux bancs contigus. Son développement fut remplacé pour une configuration W16 moins onéreuse et moins compliquée à développer…

L’année suivante, la société Bugatti Automobiles (Société par Actions Simplifiée), en tant filiale de Volkswagen France, est créée à Molsheim.

Centodieci hommage & anniversario

« Avec la Centodieci, nous rendons hommage à l’EB110, laquelle a été créée dans les années 1990 et fait partie intégrante de notre histoire riche en traditions. »

« L’EB110 a permis à Bugatti de se propulser à nouveau au sommet du secteur automobile au niveau mondial après 1956. »

« Nous sommes fiers de la longue histoire de Bugatti dont l’EB110 fait également partie intégrante. Avec la Centodieci (de l’italien le nombre 110), nous célébrons ainsi une réinterprétation de l’automobile EB110 véhicule d’exception. »

Stephan Winkelmann, Président de Bugatti
Bugatti Centodieci - 2019 - logo name
Bugatti Centodieci – 2019 – logo name

Avec la nouvelle édition spéciale Centodieci, Bugatti réinterprète l’ancienne supersportive des années 1990 sur de nombreux points.

« Le défi consistait à ne pas s’inspirer du design de la voiture historique et à ne pas travailler uniquement de manière rétrospective.

Nous souhaitions interpréter de manière moderne la ligne et la technologie de l’époque. »


Achim Anscheidt, designer en chef, Bugatti

Le modèle est plus sportif et plus extrême encore que les hypersportives Chiron et Divo. Élégante et intemporelle, à l’image de La Voiture Noire, la pièce est unique de Bugatti.

Design Bugatti Centodieci

Bugatti Centodieci - 2019 - front-face / face avant
Bugatti Centodieci – 2019 – front-face / face avant

« Nous nous sommes confrontés à plusieurs défis techniques lors du développement et de la conception de la Centodieci »

« La transposition de ce look classique dans un nouveau millénaire sans le copier s’est avérée délicate, tout particulièrement d’un point de vue technique.

Nous avons dû définir une nouvelle manière d’associer les exigences aérodynamiques complexes de la technologie associée à la Chiron et une esthétique totalement différente. »

« Nous avons ainsi fait renaître certains éléments de l’EB110 »

Achim Anscheidt, Directeur du Design, Bugatti
Bugatti Centodieci - 2019 - sketch design - front side-face / profil avant
Bugatti Centodieci – 2019 – sketch design – front side-face / profil avant

L’EB110 est beaucoup plus plate et anguleuse. Sur le plan du graphisme, cette supersportive de la fin des années 1980 est quasi bidimensionnelle.

À l’avant, la profondeur du radiateur « en fer à cheval » de forme aplatie ne se révèle que lorsqu’on l’observe de côté ; le nouveau spoiler avant à l’assise basse et les entrées d’air divisées en trois parties viennent s’y ajuster.

« L’art, l’esthétique et le choix des matériaux en combinaison avec le design et la performance ont toujours été l’aiguillon des voitures de Bugatti et le sont encore aujourd’hui »

Achim Anscheidt

A cela s’ajouta le caractère artistique d’Ettore Bugatti. Son père, Carlo Bugatti, conçevait et fabriquait entre autres des meubles en style oriental. Le frère d’Ettore, Rembrandt Bugatti, concevait des sculptures d’animaux comme par exemple l’éléphant dansant qui orne notamment la calandre de la Bugatti Type 41 Royale.

Carlo Bugatti aimait non seulement les formes fluides, les ellipses, les courbes, les cercles et les rondeurs, mais aussi la forme ovale (provenant du latin ovum, œuf). On retrouve souvent ces formes dans les meubles comme les chaises et les tables mais aussi dans les coupes et décorations de pièce.

Cependant, le différents types d’ellipse sont les plus nombreuses. Pour Carlo Bugatti, la forme ovale constituait la forme géométrique parfaite et supérieure à toutes les autres. Carlo entretenait en échange vif avec son fils Ettore Bugatti, qui se laissant inspirer par les idées de son père tout en les transposant partiellement dans ses voitures. Une des célèbres idées fut la calandre en forme de l’œuf.

A partir de l’année 1910, les clients pouvaient choisir entre une calandre anguleuse et ovale. Dès l’année 1912 et jusqu’en 1914, Bugatti opta exclusivement pour la forme ovale dans sa Type 13.

Au début, les calandres étaient très minces, mais avec le temps, elles devinrent de plus en plus larges. D’une part, cela revient au besoin de refroidir les moteurs devenus de plus en plus puissants et d’autre part à l’objectif de créer une esthétique plus sportive.

Ce ne fut qu’à partir de 1924 et la voiture de course légendaire nommée Type 35 et ses différents modèles que Bugatti renonça a la forme purement ovale de la calandre. En revanche, Bugatti décida de concevoir une calandre droite au niveau inférieur pour des raisons aérodynamiques et pour un meilleur positionnement de l’essieu avant. En raison de cette ligne droite, la calandre s’apparentait maintenant davantage à un fer à cheval.

En hommage posthume, Ettore et son fils Jean Bugatti reprendront l’éléphant dressé, créé en 1904, de Rembrandt Bugatti pour créer en argent ou bronze argenté la mascotte du radiateur de « la plus belle voiture du monde », la Bugatti Royale de 1926.

« Ainsi, la calandre devint-elle un élément de design célèbre et le signe distinctif de la marque Bugatti »

« Le signe distinctif de reconnaissance d’une Bugatti est la partie frontale iconique disposant d’un design de calandre unique. Cela contribue considérablement à la création de marque »

Achim Anscheidt

Design extérieur Bugatti Centodieci

Bugatti Centodieci - 2019 - sketch design
Bugatti Centodieci – 2019 – sketch design

L’avant de la Centodieci étant extrêmement plongeant, le team design Bugatti a réduit la taille de forme typique « fer à cheval » emblématique de Bugatti en conséquence.

Bugatti Centodieci - 2019 - sketch design - side-face / profil
Bugatti Centodieci – 2019 – sketch design – side-face / profil

Le logo Bugatti, séparé en son milieu par un élément de couleur noire, repose sur le capot. L’élargissement du répartiteur avant et le passage du flux d’air à travers le capot permettent à l’avant optimisé d’améliorer encore l’aérodynamisme.

Bugatti Centodieci - 2019 - sketch design - top view
Bugatti Centodieci – 2019 – sketch design – top view
Bugatti Centodieci - 2019 - front side-face / profil avant
Bugatti Centodieci – 2019 – front side-face / profil avant

L’avant se soumet à la géométrie globalement basse du véhicule, et ce, malgré sa surface de refroidissement dominante à l’origine. Viennent s’y ajouter les tout nouveaux phares, complexes et très étroits, dotés de feux de jour à LED intégrés.

« Les nouveaux éléments d’éclairage que nous avons développés nous ont donné une liberté totale sur le plan stylistique, tant à l’avant qu’à l’arrière, et nous ont permis de rendre un hommage respectueux à l’EB110.

En parallèle, nous avons pu traduire technologiquement cette belle réminiscence visuelle de manière moderne »

Achim Anscheidt
Bugatti Centodieci - 2019 - side-face / profil
Bugatti Centodieci – 2019 – side-face / profil
Bugatti Centodieci - 2019 - top view
Bugatti Centodieci – 2019 – top view

Au lieu de l’ailette italienne classique qui s’étend de l’arrière pour rejoindre la roue avant et évoque un saut en avant, Bugatti opte pour un tout nouveau concept pour la Centodieci. La ligne Bugatti en forme de C au niveau du montant central, si caractéristique à l’accoutumée, cède la place à un nouveau design.

Bugatti Centodieci - 2019 - rear side-face / profil arrière
Bugatti Centodieci – 2019 – rear side-face / profil arrière

Nettement plus petites que sur la Chiron, cinq entrées d’air circulaires placées pour former un losange assurent la prise d’air adéquate du groupe motopropulseur 16-cylindres emblématique. C’est ainsi que Bugatti transpose dans un nouveau millénaire l’ailette de l’EB110 SS et le saut en avant qu’elle évoque.

Pour remplacer le graphisme en deux dimensions de l’arrière de l’EB110 et ses deux feux arrière caractéristiques, la Bugatti Centodieci mise sur une large sortie d’air qui vise à rendre la gestion thermique du moteur plus efficace. Cette sortie d’air s’harmonise avec les feux arrière dont le graphisme rappelle ceux de l’EB110.

Bugatti Centodieci - 2019 - sketch design - rear side-face / profil arrière
Bugatti Centodieci – 2019 – sketch design – rear side-face / profil arrière

Les solutions permettant de gérer de façon équilibrée la température ont été étudiées des mois durant. Tout comme sur l’EB110, le moteur apparaît sous une vitre transparente.

Bugatti Centodieci - 2019 - rear face / face arrière
Bugatti Centodieci – 2019 – rear face / face arrière

L’arrière prend la forme d’une sortie d’aération unique mis en relief par les huit feux arrière, par la superposition des 2+2 pots d’échappement anodisés noirs mats et par un diffuseur qui vise à améliorer l’aerodynamisme.

Bugatti Centodieci - 2019 - rear light / optique arrière
Bugatti Centodieci – 2019 – rear light / optique arrière

L’aileron qui s’étend sur l’arrière dans toute sa largeur est dans l’esprit de celui de l’EB110 SS. Le hayon aérodynamique ainsi qu’une vitre arrière viennent supporter le tout.

La nouvelle teinte de peinture va d’ailleurs dans ce sens, dont l’automobile Centodieci a été présenté et exposé au Concous d’Elegance Pebble Beach 2019,  The Quail – A Motorsports Gathering.

« Avec la peinture blanche (de la Bugatti Centodieci), le contraste avec La Voiture Noire présentée au mois de mars (au Salon de Genève) est frappant. Les deux véhicules sont aux antipodes l’un de l’autre tout en étant complémentaires, comme le yin et le yang »

Stephan Winkelmann, président de la société Bugatti Automobiles

C’est aussi ce qui définit Bugatti après 110 ans.

Bugatti occupe à nouveau son siège social en France, à Molsheim, depuis près de 20 ans. Là même où, fin 1909, Ettore Bugatti produisit les premiers véhicules sous son nom…

Bugatti Automobiles heritage - 2019 - Usine Bugatti Molsheim
Bugatti Automobiles heritage – 2019 – Usine Bugatti Molsheim

L’usine Bugatti de Molsheim est le site industriel et siège social historique du constructeur automobile Bugatti, avec villa, château Saint-Jean, vaste domaine, bureau d’études, usine de production de la marque, et ancien atelier d’artiste de Carlo Bugatti et Rembrandt Bugatti, fondé par Ettore Bugatti en 1909, à Molsheim-Dorlisheim, à 30 km au sud-ouest de Strasbourg, en Alsace.

Moteur Bugatti Centodieci

Bugatti Centodieci - 2019 - top - rear hood / capot arrière - W16
Bugatti Centodieci – 2019 – top – rear hood / capot arrière – W16

En 2005, Bugatti dévoile la Bugatti Veyron 16.4, unique modèle produit jusqu’en 2015 par la marque française. Son moteur de configuration W16 de 8.0L de cylindrée, doté de 64 soupapes et quatre turbos, développe 1001 chevaux et 1 250 Nm de couple.

Under the hood W16

Un W16 est un moteur à combustion constitué de 16 cylindres disposés en « W ». Les moteurs W16 des Bugatti Veyron sont constitués de deux blocs V8 disposés à 90° sur le même vilebrequin.

Bugatti - W16 - engine / moteur
Bugatti – W16 – engine / moteur

Le VR6 est un moteur automobile six-cylindres en V avec un angle très fermé de 15°. Inventé à partir de 1915 par Vincenzo Lancia, le fondateur du constructeur automobile italien Lancia, puis développé par Volkswagen. La dénomination utilise le « V » pour « moteur en V », le « R » venant de l’allemand ,ReihenMotor’ signifiant « moteur en ligne ». La technologie VR existe également en 5, 8, 12 et 16 cylindres.

Cylinder firing order on W-16 is as follows: 1-14-9-4-7-12-15-6-13-8-3-16-11-2-5-10

Pour la Centodieci, on retrouve donc le moteur emblématique W16 de 8.0L, développant 1600 ch à 7000 tr/min. Le tout est envoyé aux 4 roues via une boîte DSG (Direct-Shift Gearbox) 7 vitesses.

Bugatti - W16 - engine / moteur - gearbox / boite de vitesse - photo
Bugatti – W16 – engine / moteur – gearbox / boite de vitesse – photo

Une entrée d’air supplémentaire au niveau du refroidisseur d’huile régule efficacement la température du moteur dont la puissance a augmenté.

D’un point de vue théorique, la Centodieci passe de 0 à 100 km/h en 2,4 secondes, et atteint 200 km/h en 6,1 secondes, et 300 km/h en 13,1 secondes. Sa vitesse de pointe sur circuit est de 380 km/h.

En comparaison avec la Chiron, le poids à vide de la Centodieci est réduit de 20 kg gràace notamment aux essuie-glaces et des stabilisateurs légers en fibre de carbone.

« Mais une hypersportive ne se résume pas uniquement à la vitesse de pointe. Avec la Centodieci, nous montrons une fois de plus que le design, la qualité et la performance sont tout aussi essentiels »

« Sa puissance accrue et son poids réduit améliorent également ses performances, pour une accélération encore plus vive à grande vitesse. »

Stephan Winkelmann, Bugatti Automobiles

Bugatti at The Quail Motorsports Gathering – Pebble Beach 2019

Live streaming at The Quail – a Motorsports Gathering, to reveal Bugatti Centodieci

Source et images :
Bugatti Automobiles