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Groupe Renault RE-FACTORY : l’ère de l’Économie circulaire de l’industrie Automobile démarre à Flins

19/12/2020 - Kevin Van der Linden Team D[M] business specialist - Business -

Ce 25 novembre 2020, le Groupe Renault à présenté ses plans pour l’usine de Flins (Yvelines – France) pour l’horizon 2021-2030. Le but pour Renault est de transformer cette usine d’assemblage en exemple européen concernant l’économie circulaire. Les plans de Renault pour Flins s’inscrivent pleinement dans le plan d’Économie, présenté en mai 2020 par Jean-Dominique Senard (président du conseil d’administration du groupe et président de l’alliance Renault-Nissan) et Clothilde Delbos (Directrice générale adjointe et directrice financier du groupe Renault) et bâtir une nouvelle Économie & Gestion de l’industrie automobile dans son ensemble. Débrief Business.

Économie circulaire ?

La notion d’Économie circulaire désigne un concept économique qui s’inscrit dans le cadre du développement durable et dont l’objectif est de produire des biens et des services tout en limitant la consommation et le gaspillage des matières premières, de l’eau et des sources d’énergie.

 

Il s’agit de déployer, une nouvelle économie, circulaire, et non plus linéaire, fondée sur le principe de « re
refermer la boucle du cycle de vie d’un produit » des produits manufacturés, des services, des résidus, des matériaux, des ressources tel que l’eau et de l’énergie.

.developpement-durable .gouv .fr

L’économie circulaire est souvent associée dans l’esprit collectif comme étant un schéma simple « produire – consommer – recycler – produire »  mais en réalité, l’économie circulaire est bien plus complexe que cela. Certes, le schéma ci-avant se retrouve dans l’économie circulaire mais il en existe d’autres également.

Le but final de l’économie circulaire est de proposé un système de consommation plus durable et respectueux de l’environnement.

En effet, grâce à ce type d’économie, l’utilisation de ressources et les rejets de CO₂ sont fortement diminué.

Graphique adapté de la Fondation Ellen MacArthur par l’Institut nationale de l’économie circulaire  et la Chaire business as unusual de Kedge Business School - 2013 - via Institut Economie-Circulaire
Graphique adapté de la Fondation Ellen MacArthur par l’Institut nationale de l’économie circulaire et la Chaire business as unusual de Kedge Business School – 2013 – via Institut Economie-Circulaire

Le groupe Renault, via son usine Re-factory se trouverai donc du coté « Nutriments Techniques » de ce schéma de l’Institut Economie Circulaire.

Maintenance

Le première étape dans l’économie circulaire est la maintenance.

Cette étape permet généralement d’allonger la durée de vie des objets. On réduit donc ainsi notre consommation de ressources.

Quand vous aller au garage entretenir votre voiture, vous déjà faites de l’économie circulaire sans vous en rendre compte.

Ré-emploi

Le ré-emploi est la seconde étape dans l’économie circulaire. Il s’agit typiquement des biens de seconde mains. Donc, quand vous achetez des biens d’occasions, vous participez également dans l’économie circulaire.

Ré-industralisation, reconditionement

Ici, nous nous retrouvons dans la troisième étape de l’économie circulaire et c’est probablement la partie de l’économie circulaire la plus difficile à expliquer en quelques mots.

Ici, on ne fait pas du recyclage, on réhabilite, rénove les objets usagers pour leur donner une nouvelle vie.

C’est un peu se qui se passe quand on transforme les batteries de voitures électrique en système de stockage d’énergie pour les maisons.

On démonte donc des biens matériels, pour les contrôler, et les réparer si nécessaire afin de leur donner un « nouveau cycle de vie » du produit.

Recyclage

Il s’agit de l’étape ultime dans l’économie circulaire. Ici, on va transformer les produits « en fin de carrière » en matières premières afin de ré-injecter ces éléments dans le processus de production.

Flins : exemple européen de l’écosystème circulaire

Le Groupe Renault annonce la transformation de son site de Flins pour créer la RE-FACTORY, première usine européenne d’économie circulaire dédiée à la mobilité

L’usine de Flins, jusqu’à présent, à toujours produit des …voitures ! Dans les exemples récent, nous pouvons citer la Clio IV, Renault ZOE. ou encore la Nissan Micra.

D’ici à 2024, Renault transformera son usine d’assemblage « en exemple » d’économie circulaire au niveau européen. Mais comment Renault va t’il organiser son usine pour atteindre son objectif ?

Groupe Renault - usine Flins - 2020 - photo
Groupe Renault – usine Flins – 2020 – photo

héritage industrielle

En 2018, La filière automobile française vient de signer la Feuille de Route Economie Circulaire (FREC) de l’Etat français dont l’objectif est de tendre vers 100% de plastiques recyclés en France d’ici 2025.

La création en 2008 de la filiale Renault Environnement s’inscrit pleinement dans cette dynamique pionnière. Le Groupe est le seul acteur de l’industrie automobile à avoir investi – à travers des partenariats et des prises de participation – dans le développement de filières de recyclage, issues de la déconstruction des véhicules hors d’usage, de la maintenance et de la production de pièces, afin de sécuriser les approvisionnements de matières et réduire l’impact sur les ressources.

la Fondation Ellen MacArthur & Groupe Renault

Le Groupe Renault et la Fondation Ellen MacArthur donnent un nouvel élan à leur partenariat historique, en prenant de nouveaux engagements en faveur de l’économie circulaire. Leur collaboration s’appuie sur un constat commun, selon lequel il est souhaitable de passer d’un modèle économique linéaire à un modèle économique circulaire, tant pour préserver les ressources naturelles et les écosystèmes que pour pérenniser les entreprises comme Renault.

Renault & Suez

A travers Indra, filiale commune avec Suez,le Groupe Renault traite les véhicules horsd’usage (VHU) afin d’en extraire des matériaux pour les recycler et les réintégrer dans la production de nouveaux véhicules et des pièces pour les réemployer par la suite dans le réseau après-vente. Boone Comenor Metalimpex, également en co-entreprise avec Suez,est spécialisée dans la valorisation des rebus métalliques issus des usines du Groupe.

Enfin, GAÏA, filiale à 100% Renault, est à l’interface des différents acteurs de l’économie circulaire qui interviennent au cours de la vie du véhicule,pour la collecte et le traitement de pièces et matières pour une seconde vie.

Déjà implantée à Flins, la filiale GAÏA a pour mission de qualifier et valoriser les véhicules,pièces et matières via les filières de recyclage,de réparation, et de réemploi. Les boucles de matières mises en place par cette filiale permettent aujourd’hui le recyclage de plusieurs ressources en boucle fermée comme le cuivre des câblages électriques, les métaux platinoïdes issus des pots catalytiques ou le polypropylène des boucliers.

le Groupe Renault a développé très tôt une expertise dans la réparation des batteries en première vie. Au cœur de ce savoir-faire,l’usine de Flins, où a été mis au point un ensemble de techniques et de process industriels pour la réparation des batteries des Véhicules Électriques Renault depuis 2011, avant d’être diffusé au sein d’une vingtaine de centres de réparation de batterie dans 17 pays.

A Porto Santo, le stockage stationnaire est assuré grâce à des batteries de Renault ZOE de seconde vie permettant de réduire la dépendance de l’île aux énergies fossiles, tout en favorisant le recours aux énergies renouvelables.

Advanced Battery Storage en France et Allemagne et SmartHubs au Royaume-Uni, ont également été initié avec pour objectif de réduire les écarts entre la consommation et la production d’électricité et augmenter la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique.

Renault remanufacturing

Par ailleurs, depuis près de 70 ans, nous pratiquons au sein de l’usine de Choisy-Le-Roi le remanufacturing, autrement dit la rénovation d’organes mécaniques usagés, collectés au sein de notre réseau commercial, qui sont ensuite triés puis remis à neuf dans l’usine.

Chaque année, 15 000 moteurs et 18 000 boîtes de vitesse sont ainsi récupérés dans tout le réseau commercial européen.

Plus de la moitié des composants des moteurs et plus de 70% de ceux des boîtes de vitesses sont réassemblés pour produire des organes mécaniques aux performances et garanties équivalentes au neuf, mais vendus en moyenne 40% moins chers. Le reste des composants est recyclé au sein de nos fonderies pour produire de nouvelles pièces.


Ces activités qui génèrent plus de 500 millions de chiffre d’affaires par an, permettent au Groupe de consolider son leadership dans la mise en œuvre de l’économie circulaire au sein de l’industrie automobile, et d’intégrer en moyenne 33% de matière recyclée dans ses véhicules produits en Europe.

Comme le Groupe Renault s’y est engagé, la RE-FACTORY accueillera les activités de rénovation de Choisy-le-Roi…

« prévoir des dispositifs d’accompagnement et de formation des salariés de Flins et Choisy-Le-Roi pour développer les compétences et a pour objectif d’employer plus de 3000 personnes sur le site d’ici à 2030 »

Groupe Renault

…à Flins

Pour assurer sa compétitivité, cette nouvelle plateforme intégrée d’économie circulaire s’appuiera sur un certain nombre d’actifs du site de Flins dont la création date de 1952.

Les activités d’emboutissage, d’injection, de tôlerie,mais également les surfaces disponibles (237 hectares dont 67 bâtis aujourd’hui), le réseau de fournisseurs, ou encore l’accessibilité via les connexions routières, et surtout l’excellence du système opérationnel industriel (standardisation, manufacturing 4.0, certifications iso14 001 et iso 9 001, hub logistique, etc…) sont autant de leviers stratégiques pour la mise en œuvre du projet de reconversion.

Dédié jusqu’à présent aux techniques industrielles (emboutissage, tôlerie, peinture,montage, etc.), le le centre international de formation professionnelle (Global TrainingCenter) créé en 2010 à Flins, se verra confier le développement de nouveaux modules de formations appliquées pour répondre aux besoins de formation.

Factory VO

Le plan proposé par Renault s’appuie sur des flux déjà rodés puisqu’il existe déjà des liaisons entre Flins et les points de vente de la région.

Cette usine servira tout d’abord les besoins des points de vente franciliens. A commencer par ceux de Renault Retail Group (RRG), la filiale de distribution du constructeur, qui devrait amener près de la moitié du trafic. Elle pourra aussi accueillir les véhicules en provenance des sociétés de service de mobilité (loueurs, flottes, autopartage, …).

Le plan de transformation sera déployé progressivement par étapes, entre 2021 et 2024, avec des premières réalisations dès 2021 pour la mise en place de la Factory VO, le transfert des activités de re-manufacturing de Choisy-LeRoi, et l’intégration d’un incubateur dédié aux start-ups, aux partenaires et à l’intrapreneuriat (entrepreneuriat interne à l’entreprise).

Le Groupe Renault prévoit d’installer à Flins une Factory VO de 8500 m2, en capacité de reconditionner plus de 45 000 véhicules d’occasion par an, à partir de septembre 2021.

Cette entité proposera un schéma logistique simple, rapide et à coûts optimisés grâce à une gestion industrielle en usine, à destination du réseau commercial francilien : RRG (Renault Retail Group), concessions, Renault Occasions/RVO (Renault Véhicules d’Occasions).

Le groupe souhaitant étendre sa zone d’influence dès 2022 et attirer d’autres concessionnaires environnants, et propose, en prestation BtoB (Business to Business) de se charger du transport, de la rénovation, du passage en studio (photo et vidéo) et du stockage des véhicules.

A partir de 2022, une extension sera envisagée sur un périmètre géographique élargi au sein du Groupe et en externe.La création de cette Factory VO vise aussi à renforcer la qualité des prestations et à réduire significativement les délais de rotation des véhicules d’occasion (de 21 jours en moyenne à 6 jours), entre l’entrée en stock et la remise en vente. L’objectif : préserver au maximum la valeur du produit et réduire le temps d’immobilisation de la voiture.

RE-FACTORY 4 pôles

L’usine de Flins sera organisé en 4 pôles afin de couvrir une grande partie de l’économie circulaire.

L’usine servira également d’incubateur à des startups.

Pôle RE-TROFIT

Dans un marché de l’occasion en croissance, porté par l’émergence de nouveaux modes de consommation qui privilégient l’usage à la possession, le Groupe Renault souhaite regrouper les expertises permettant d’allonger la durée de vie des véhicules et de leurs usages, tout en préservant les ressources, grâce à une gestion efficiente des flux de pièces et de matières usagées au sein d’un même site.

Groupe Renault

Le but de ce pôle dénommé RE-TROFIT sera de prolongé la durée de vie des véhicules. Elle travaillera en concert avec le pôle RE-CYCLE pour les pièces à changer.

Le groupe Renault souhaite avec ce pôle RE-TROFIT offrir des solutions clés en mains pour une parties de ces concessions pour les aider faire tourner plu vite le stocks des véhicules d’occasion (VO) et ainsi éviter que ceux-ci perdent de la valeur.

Ainsi, les véhicules d’occasions provenant des concessions seront ré-conditionné. (cela correspond au 3ème cercle de l’économie circulaire)

https://twitter.com/designmoteur/status/1246084652303028224

« Le pôle RE-TROFIT proposera également, grâce à ses imprimantes 3D déjà présentes sur le site, un service de fabrication additive.

Celui-ci permettra d’imprimer, par exemple, des pièces devenues indisponibles. Celles-ci seront à destination des garagistes, des particuliers ou des collectionneurs de voitures anciennes. »


Pour les véhicules anciens, Renault compte utilisé la technologie 3D pour les pièces qui ne sont plus fabriquées.

Renault va donc industrialiser la conversion des véhicules thermiques en électriques pour en faire un relai de croissance. Seront majoritairement concernés les véhicules utilitaires, à la demande des entreprises qui souhaitent verdir leur flotte à moindre coût. La rénovation comme la transformation donnera l’opportunité aux techniciens de fournir un lot de données sur le vieillissement des pièces aux ingénieurs du centre de prototypage et de test. Ce qui devrait améliorer la qualité des véhicules dans le temps. A noter enfin, que Renault sera en meure d’imprimer en 3D des éléments ayant disparu du catalogue

Parmi les technologies additives utilisées dans le centre Renault, on retrouve des procédés d’impression 3D métal, mais aussi le procédé Multi Jet Fusion de l’entreprise HP (Hewlett-Packard).

« La RE-FACTORY est un nouveau souffle pour Renault, ses employés et pour le dynamisme de toute la région. Ce projet s’appuie sur notre engagement comme pionnier de l’économie circulaire. Il répond à notre ambition de transformer positivement notre industrie. »

Jean-Dominique Senard, président du conseil d’administration de Renault

Enfin, chose fort intéressante, via ce pôle et l’expérience engendrée, Renault souhaite intégrer dès la conception (to design) des éléments pour aider à prolonger la durée de vie des véhicules.

Pour accompagner le développement de nouvelles solutions visant à augmenter la durée d’usage des véhicules et afin d’en tirer les enseignements utiles, le Groupe implantera un centre de test et prototypage sur la durabilité et la réparabilité des véhicules et des matières, pour enrichir la conception de futurs produits et faciliter l’amélioration en cours de vie des véhicules

Groupe Renault

Renault utilisera également son pôle RE-TROFIT pour entretenir et réparer les véhicules de sa flotte ZITY (service d’auto-partage du groupe Renault) et des autres flottes d’autopartages utilisant les véhicules du Groupe.

RE-ENERGY

Renault souhaite apporter une réponse à la question « Que faire des batteries de nos véhicules en fin de vie ? »

un fait de son potentiel d’applications, la batterie des véhicules électriques se trouve au cœur de la transformation de l’industrie automobile. Optimiser son cycle de vie est un enjeu crucial pour le développement du secteur et limiter son impact sur l’environnement.

Groupe Renault

Les batteries des Véhicules Électriques (VE) peut donc encore avoir d’autres vies de produits. Renault vise ainsi plus de 20 000 réparations de batteries à l’horizon 2030.

Avec ce pôle, Renault souhaite donc mettre en place la seconde vie des batteries en mettant ces batteries réparées comme unités de stockage. Ces batteries pourront ainsi stocker l’énergie produite par les panneaux solaires et par les éoliennes en journée et la redistribué le soir par exemple.

Renault souhaite également mieux contrôler la fin de vie de ses batteries usagées en les recyclant au maximum

RE-CYCLE

Ce pôle RE-CYCLE, intégrant les activités de Choisy-le-Roi, rassemblera toutes les activités du Groupe, à Flins, contribuant à une gestion efficiente de la ressource et de ses flux pour favoriser un approvisionnement de pièces et matières en boucles courtes et intégrer une part croissante de matériaux recyclés ou réemployés (installation d’une ligne de démantèlement de véhicules hors d’usages, extension des activités de re-manufacturing, de réemploi et de recyclage des matériaux.

Le pôle Re-Cycle rassemblera les activités permettant une gestion efficiente de la ressource et de ses flux. Comparé à d’autres secteurs, l’industrie automobile en Europe présente des taux élevés de recyclage et de valorisation des Véhicules Hors d’Usage (VHU), ainsi qu’une proportion importante de matériaux recyclés dans ses produits neufs.

Groupe Renault
Groupe Renault

Renault a pour ambition de recycler la majorité des véhicules en fin de vie. Les ressources collectées par la nouvelle ligne de démantèlement mise en place à Flins seront ré-injecter dans la production des véhicules neufs.

Les matériaux recyclés, ce n’est pas nouveaux chez Renault. En effet, ZOE est déjà fabriquées avec de nombreux matériaux recycler comme du plastique, le tissus des ceintures de sécurités usagées, …

D’ailleurs, depuis 2007, et sous l’impulsion d’une directive européenne, Renault à conçus tout ses véhicules de telle sorte que 95% de ces derniers puissent être revalorisé en fin de vie. 

Précurseur en matière de réemploi, le Groupe Renault propose depuis 2012 dans son réseau commercial en France une offre de pièces d’occasion (capot, ailes, optiques, etc.), collectées et sélectionnées auprès du réseau d’Indra Recycling.

Développé depuis plus de 70 ans par l’usine de Choisy-le-Roi (France), le re-manufacturing fournit le circuit d’après-vente en organes et plus récemment en éléments électroniques comme les tablettes R-LINK.

Cette activité obéit à un strict processus industriel : collecte de pièces et organes usagés au sein du réseau commercial, démontage, nettoyage, tri, rénovation et remplacement des pièces défaillantes et d’usure, remontage et enfin contrôle 

Groupe Renault

RE-START

Ce pôle a pour but d’accélérer la recherche et développement en matière de développement durable en connectant le groupe aux nouvelles startups.

« ouvert aux partenaires extérieurs (start-ups, partenaires académiques, grands groupes, collectivités locales…) pour développer ou co-développer des projets innovants autour de l’économie circulaire. Membre du Réseau National des Incubateurs Greentech, cet incubateur a engagé des discussions pour un partenariat avec l’université Paris Sciences Lettres (PSL),qui regroupe notamment Mines Paris – PSL, l’Ecole normale supérieure – PSL, Chimie Paris- PSL, et Dauphine – PSL, afin d’accueillir des étudiants. »

Flins deviendra donc un incubateur qui offrira aux entreprises de l’écosystème de pouvoir tester les solutions sur un outils industriel.

Groupe Renault - RE-FACTORY - 2020 - infographie
Groupe Renault – RE-FACTORY – 2020 – infographie

Le Groupe souhaite encourager la recherche sur le plan scientifique (technologie, chimie, ingénierie), et sociologique (étude de la mobilité et des nouveaux usages, la transformation de l’organisation du travail).

Le projet étudiera également de quelle manière intégrer l’inclusion au sein de ce pôle de développement, en poursuivant l’objectif de favoriser l’accès à l’emploi.

Mais pourquoi ? (PARCE QUE !)

Finalement, On pourrait se dire que transformer l’usine de Flins en exemple européen de l’économie circulaire n’est qu’une question d’image. On peut y répondre « oui » mais cette question d’image est loin d’être la seule raison.

Objectif neutralité carbone

Renault a récemment annoncé que le groupe avait pour ambition de devenir neutre en carbone d’ici 2050.

Cela signifie donc que chaque gramme de CO₂ émis devra être compensé par un « récepteur » : arbres, énergies renouvelables, …

L’usine de Flins et la Re-factory sera une des pierres angulaires de ce projet car Flins a l’objectif d’avoir un impact Carbone négatif, d’ici à 2030.

Créer de la valeur

Le second objectif de Flins sera donc de créer de la valeur sur les biens usagés. Ainsi, nous pouvons citez la revente des batteries de secondes vies comme unités de stockages ou encore la revente des pièces détachées pour le recyclage.

Flins fera donc partie des nouveaux ‘business unit’ (Renault, Dacia, Alpine et Nouvelles mobilités) qui devront servir à compenser la baisse de la demande mondiale de véhicules neufs…

De plus, le travail étroit avec des startups que permettra l’usine permettra probablement à terme de transformer plus rapidement et à moindre cout le groupe. Car comme cité plus haut, Flins permettra aux startups de tester leurs idées sur l’outil industriel.

En résumé, c’est essentiellement fondamentale à une entreprise de s’adapter. RE-ENERGY hébergera les compétences en matière de réparation des batteries ou d’utilisation dans de nouveaux cas d’usage. A titre d’exemple, la RE-FACTORY de Flins va disposer de 15,5 mégawatts de capacité de stockage stationnaire. RE-CYCLE reprend les services existant de l’existant Indra.

D’ici 2024, Renault sera en mesure de procéder, sur chaîne, à la déconstruction dans les règles de l’art de 10 000 véhicules par an. Ce qui constituera une réserve de pièces détachées à réemployer sur les exemplaires passant par la Factory VO.

Déployée entre 2021 et 2024, le site industrielle RE-FACTORY reposera sur un large réseau de partenaires multisectoriels (start-ups, partenaires académiques, grands groupes, collectivités locales, etc.) et s’articulera autour de quatre pôles d’activités du Groupe Renault (RE-TROFIT, RE-ENERGY, RE-CYCLE, RE-START), dont les expertises permettront d’accompagner toute la vie du véhicule, en agissant sur les principales composantes de l’économie circulaire : approvisionnement, écoconception, économie de la fonctionnalité, maintenance, ré-emploi, durabilité des batteries, re-manufacturing, recyclage.

Re-Factory à Flins : la première usine européenne d’économie circulaire

Le Groupe Renault réaffirme son empreinte industrielle en France et crée à Flins, la « Re-Factory » : la première usine européenne d’économie circulaire dédiée à la mobilité !

Renaultution !!!

La présentation du projet Re-factory de Renault constitue d’ores et déjà une des premières briques du plan stratégie dénommé officiellement « Renaultution », qui sera présenté le 14 janvier 2021.

Source et images :
Groupe Renault

Texte by Kevin Van der Linden, Team D[M]

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